Communiqué de presse : L’exception ne doit plus être la règle !

L’objectif du projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire est simple : proroger jusqu’au 31 juillet 2022 – c’est-à-dire au-delà du mandat d’Emmanuel Macron ! – des régimes juridiques permettant de recourir au passe sanitaire ou de décréter l’état d’urgence sanitaire.

Attachée à notre Constitution et au régime parlementaire, j’ai voté contre ce texte (adopté par 135 voix contre 125) en mon âme et conscience. Pourquoi ? Parce que l’accoutumance aux lois d’exception, aux restrictions de la vie sociale et aux mesures qui échappent au contrôle parlementaire est dangereuse.

Plus nous nous habituons à cet état d’urgence permanent, plus nous renonçons à la démocratie, plus nous renonçons à nos libertés publiques.

Cette décision, je l’ai prise en responsabilité. Plus d’un an et demi après le 1er texte sur l’urgence sanitaire, il me semble légitime de m’interroger sur une énième prolongation.

L’état d’urgence permanent, c’est la défiance permanente. Et le seul moyen de retrouver la confiance est de retrouver un fonctionnement normal et démocratique. Les conditions me semblent réunies :

•      75% de la population est vaccinée

•      90% des plus de 60 ans sont vaccinés

•      Les services d’urgence ne sont plus saturés et c’est heureux

•      Dans les trois quarts des départements, le port du masque n’est plus obligatoire à l’école et c’est tant mieux.

Et si par malheur, l’épidémie devait repartir très nettement à la hausse, à la faveur par exemple d’un nouveau variant dangereux, nous pourrions délibérer en procédure accélérée, comme nous l’avons fait pour ce texte. Je suis pour ma part disposée à venir siéger n’importe quand, y compris le 25 décembre ou le 1er janvier.

L’exception ne doit plus être la règle et je refuse de donner un blanc-seing au Président de la République, actuel ou futur !

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