Signature d’une proposition de résolution européenne défendant la souveraineté agricole et alimentaire de notre pays

J’ai récemment décidé de cosigner une proposition de résolution européenne (PPRE), l’initiative de Madame Annie Chapelier, députée du Gard, appelant à la création d’une exception agricole et alimentaire dans les accords de libre-échange signés par l’Union européenne, ainsi qu’à la reconstruction d’une souveraineté alimentaire française et européenne.

En effet, les biens agricoles et alimentaires ne sont pas des biens ou des objets comme les autres en ce qu’ils jouent un rôle évident dans la survie de chaque individu et de la société dans lequel chacun s’inscrit.

Il est aujourd’hui urgent et indispensable de tout faire pour relocaliser notre production et notre alimentation à l’heure où les prix bas ralentissent la transition agroécologique et ne permettent pas à de trop nombreux agriculteurs français et européens de vivre dignement.

La crise sanitaire que nous subissons à plus que jamais démontré que l’agriculture et l’alimentation constituent un pan essentiel de notre indépendance et de notre sécurité. Pourtant, nous observons dangereusement et avec inquiétude une détérioration de la souveraineté alimentaire léguée par nos aïeux. Le traité CETA ayant été l’une des dernières manifestations de cette détérioration.

Le Président de la République a annoncé vouloir prendre de nouvelles « décisions de rupture » pour la facilitation des importations et des exportations ce qui entre frontalement en contradiction avec la nécessité d’assurer notre souveraineté agricole et alimentaire ainsi qu’avec le contexte de changement climatique et de crise agricole.

Ce sont pourtant les petites et moyennes exploitations qui entretiennent les paysages, qui constituent à la fois l’identité de nos territoires, ainsi que la garantie de leurs fonctionnalités écologiques. Atout majeur de l’attractivité touristique de la France, nos paysages sont modelés par les spécialités agricoles de nos régions et façonnent l’identité française. Ces paysages relient le passé et l’avenir de la France et conditionnent ses capacités de résilience face au changement climatique et au déclin de la biodiversité.

Pour toutes ces raisons et dans un esprit constructif et transpartisan comme le nécessite ce sujet d’importance, j’ai souhaité être signataire de cette proposition de résolution européenne invitant le Gouvernement à promouvoir, lors des négociations et renégociations des accords de libre-échange à venir impliquant l’Union européenne, une exception agricole et alimentaire, sur le modèle de l’exception culturelle. Je suis persuadée que cela permettrait de limiter l’abaissement des droits de douanes sur les produits agricoles qui pourraient être cultivés et consommés dans notre pays.

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