Mes interventions contre l’instauration du Pass-sanitaire liée à la COVID-19

Première séance du mercredi 21 juillet 2021

M. le président. La parole est à Mme Christine Pires Beaune, pour soutenir l’amendement identique no 606.
Mme Christine Pires Beaune. Il s’agit d’un amendement de repli. Le no 702 visait à inscrire la date du 1er octobre, avec celui-ci nous proposons de choisir le 15 septembre.
Il m’offre l’occasion de revenir sur l’obligation de présenter un passe sanitaire à l’entrée de différents types d’établissements recevant du public. Le Premier ministre a indiqué aujourd’hui même que les gérants seront chargés de contrôler sa validité, mais qu’ils ne vérifieront pas l’identité de ceux qui le présenteront.
Le remède est pire que le mal ! Il suffira de se faire prêter un passe, gratuitement ou contre rémunération. De surcroît, cela autorisera à ôter le masque. Vous voyez où je veux en venir. On ne vérifiera pas l’appartenance du passe sanitaire, et tout un chacun pourra emprunter celui de son frère, de son copain, de sa voisine ou de sa grand-mère ! Vous inventez tout bonnement un outil qui aboutira à la multiplication des clusters. Renoncez-y, ce n’est pas la bonne solution. Abandonnez cette idée inefficace et potentiellement très dangereuse. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – M. Nicolas Dupont-Aignan applaudit également.)

Troisième séance du jeudi 23 juillet 2021 :

M. le président. La parole est à Mme Christine Pires Beaune, pour soutenir le sous-amendement no 1234.

Mme Christine Pires Beaune. J’avais lu la première version du projet de loi, envoyée au Conseil d’État et j’avais été estomaquée par plusieurs dispositions, en particulier par celle dont nous discutons. Même si vous adoucissez en quelque sorte le dispositif par le biais du présent amendement, quoi qu’il en soit, à la fin des fins, le résultat est bien le licenciement, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Monsieur le ministre, je vous le dis comme je le pense, ce dispositif est une monstruosité. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et FI.) Une monstruosité, tout simplement parce que, pendant la crise, dès le mois de mars, nous avons envoyé les soignants à l’hôpital, dans les EHPAD ou à domicile. Nous avons envoyé ce personnel – la fameuse « première ligne » – parfois sans masques, sans blouses, parce que la France ne disposait pas de matériel. Ce n’était pas de votre fait, mais nous n’en avions pas. Ils ont pris tous les risques, parfois ils sont tombés malades et parfois ils en sont morts. Aujourd’hui, vous voudriez les licencier ? C’est inacceptable ! D’ailleurs je ne comprendrais pas qu’un seul député dans cet hémicycle puisse voter une telle mesure ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC, LR, FI et GDR. – Mmes Émilie Cariou et Martine Wonner applaudissent également, de même que M. Guillaume Chiche.)

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