Communiqué de presse du 9 avril 2021 : Loi sur la fin de vie : la balle est dans le camp de la majorité

Jeudi 8 avril, l’Assemblée nationale a débattu d’une proposition de loi sur la fin de vie, présentée par Olivier Falorni, membre du groupe Libertés & Territoires.

La fin de vie touche à l’intime de chacune et chacun. Par conséquent, « légiférer » sur ce sujet constitue une responsabilité que je prends très au sérieux. Parce que c’est une décision personnelle, la liberté de vote au sein de tous les groupes est réelle.

Personnellement, j’aurais voté cette loi si l’obstruction organisée par un quarteron de députés « Les Républicains » n’avait empêché ce vote.

Avec 270 collègues députés de tous bords politiques, j’ai exprimé mon total désaccord avec l’obstruction sur cette proposition de loi. La tribune est accessible via ce lien : https://www.lejdd.fr/Societe/lappel-de-270-deputes-sur-la-fin-de-vie-nous-voulons-debattre-et-voter-4036064

Avec ce texte, il s’agissait de créer un droit nouveau que chacun peut exercer ou non. Ce droit, c’est celui « d’une assistance médicalisée active à mourir » pour toute personne capable et majeure, à condition que celle-ci soit « en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, provoquant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable ».

Ce nouveau droit serait fortement encadré par la loi et n’obligerait en aucun cas les professionnels de santé qui pourraient bénéficier de la clause de conscience, ils ne seraient pas tenus d’apporter leur concours à la mise en œuvre d’une assistance médicalisée active à mourir. Dans ce cas, le professionnel devrait

immédiatement orienter le patient vers un autre praticien susceptible d’accepter sa demande.

Malheureusement, après avoir voté à une très large majorité (240 voix pour – 48 contre) l’article 1er de cette proposition de loi, la séance a été levée à minuit sans que nous puissions aller au terme de l’examen du texte.

La balle est maintenant dans le camp de la majorité. En effet, l’Assemblée nationale peut reprendre l’examen de ce texte, à tout moment, si le Gouvernement, qui est maître de l’ordre du jour, l’inscrit à l’agenda. Nous sommes très nombreux, dans tous les groupes, à l’espérer.

Je reste persuadée que bientôt, à l’image de très nombreux pays, la France autorisera ce nouveau droit et qu’il ne sera plus utile d’aller en Belgique ou en Suisse pour mourir dignement.

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