Groupe socialistes et apparentés : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes – Nos propositions

En 2019, 146 femmes sont mortes tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint, soit 25 de plus qu’en 2018. En 2020, les violences conjugales ont explosé avec le confinement. La plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes a enregistré une hausse de 15% des appels de victimes depuis le reconfinement du 30 octobre.

Grâce aux mouvements #BalanceTonPorc et #MeToo, grâce à la marche contre les violences faites aux femmes de 2019 qui avait rassemblé 150 000 personnes dans toute la France, les violences faites aux femmes sont massivement dénoncées. Malheureusement, les réponses apportées ne sont pas à la hauteur de cette mobilisation inédite de la société.

En ce 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les députés socialistes et apparentés proposent :

  • Un budget de 1 milliard d’euros pour lutter contre les violences conjugales. Le gouvernement promet la création de 1 000 nouvelles places d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes, la création de 30 centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales et la formation des forces de l’ordre à mieux estimer le danger encouru par les femmes qui se présentent au commissariat ou à la gendarmerie…mais ne consacre que 360 millions d’euros pour la lutte contre les violences faites aux femmes, ce qui ne permet pas de mettre en oeuvre ses promesses !
  • La multiplication par 5 des ordonnances de protection. En France, moins de 4 000 ordonnances de protection sont délivrées, contre plus de 20 000 en Espagne. La libération de la parole des femmes a néanmoins permis une augmentation de 57% des demandes d’ordonnances de protection entre 2018 et 2020. Nous demandons la suppression du décret gouvernemental du 27 mai qui risque de contrer cette tendance en prévoyant que la victime doit informer, à ses frais, par voie d’huissier, son conjoint ou ex-conjoint de la procédure ouverte à son encontre. Nous demandons, par ailleurs, au gouvernement de mettre en place rapidement 2 000 places d’hébergement supplémentaires ainsi que tous les moyens nécessaires à assurer la protection effective de ces femmes.
  • La continuité et le développement du 3919. Le 3919 est la ligne d’écoute nationale Violences Femmes Info. Elle est, depuis sa création, gérée par la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) avec professionnalisme et engagement. Le gouvernement a annoncé lancer un marché public pour une mise en concurrence de la gestion de la ligne 3919. Nous craignons que cela entraîne une réduction de la qualité des prestations. Nous demandons l’arrêt immédiat de la procédure de marché public et le financement de l’extension des horaires d’écoute via de nouvelles subventions dans le cadre d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens.
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