Mon intervention en séance publique le jeudi 13 février 2020 sur l’accès à la téléphonie et au numérique

M. le président. La parole est à Mme Christine Pires Beaune. Mme Christine Pires Beaune. Tout le monde, sur ces bancs, partage l’objectif de la proposition de loi. Le problème, toutefois, est qu’il est encore une fois demandé aux collectivités de participer au financement. Ce n’est pas la bonne solution. Pour reprendre votre formule : « On a déjà payé pour voir : cela fonctionne moins bien ». Je profite de l’examen de cette proposition de loi pour appeler votre attention sur un point. Dans notre pays, en matière de téléphonie et de numérique, certains établissements sont fragiles : les maisons de retraite. On ne peut pas accepter que celles-ci soient privées d’internet ou de téléphone pendant huit jours. Or cela se produit dans nos circonscriptions. Mme Laure de La Raudière. Eh oui ! Mme Christine Pires Beaune. Pas plus tard qu’hier, j’ai été alerté d’un tel cas dans un établissement de ma circonscription. Il n’est plus possible de recevoir les ordonnances, et les liens par mail avec l’hôpital de secteur sont coupés. Demain, cela fera exactement huit jours qu’il n’y a plus de couverture numérique dans cet établissement ; c’est une double peine, puisqu’il se trouve en plus dans une zone blanche pour la téléphonie mobile. Je vous demande, monsieur le ministre, de réfléchir à une solution pour les maisons de retraite, qui ne sont pas des établissements comme les autres et dont la situation est différente des logements des particuliers. Elles accueillent des malades et des personnels qui ont besoin de communiquer et ne peuvent pas rester coupés du monde extérieur. Mme Laure de La Raudière. Je suis tout à fait d’accord. Mme Christine Pires Beaune. Pourriez-vous faire pression afin que des services d’urgences soient instaurés dans ces établissements, qu’ils soient publics ou privés ? J’aurais pu aussi parler des casernes de pompiers, confrontées au même problème. Les maisons de retraite doivent bénéficier d’un système d’urgence, actuellement inexistant. Vous disposez de moyens de pression auprès des opérateurs ; il ne vous reste qu’à enclencher la machine.

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