Un accord équilibré, une méthode apaisée

La méthode d’abord:

Là où la droite ne jurait que par la stigmatisation, méprisant les corps intermédiaires, la gauche croit au progrès par la négociation. En juillet dernier, le Gouvernement a lancé un processus très ambitieux de négociation dont une nouvelle étape vient de se traduire, ce vendredi 11 janvier, par un accord entre partenaires sociaux. Toutes les organisations ne sont pas signataires, mais toutes ont participé jusqu’au bout aux discussions en faisant avancer le débat.

Sur le fond:

L’accord obtenu va permettre de traduire dans la loi et dans les faits d’importantes avancées pour l’emploi, les salariés et la compétitivité.

Cet accord me semble équilibré car il apporte plus de sécurité aux salariés et aux employeurs. Les entreprises confrontées à de graves difficultés conjoncturelles pourront les traverser sans procéder à des licenciements grâce à un recours facilité à l’activité partielle et à des accords de maintien dans l’emploi. Parallèlement, les contrats courts seront surtaxés afin de limiter la précarité liée à ces contrats; les droits rechargeables à l’assurance-chômage garantiront la préservation des droits acquis d’un chômeur qui retrouve un emploi; la couverture complémentaire santé est généralisée et un compte individuel de formation est créé pour chaque salarié.

Tous ces éléments marquent autant d’avancées indéniables, prémices d’une véritable sécurité sociale professionnelle.

Dès le mois d’avril nous aurons, en tant que parlementaires, à examiner le projet de loi permettant la traduction législative de cet accord. D’ici là, je resterai attentive aux concertations prévues entre les partenaires sociaux afin de préciser les modalités des mesures décidées dans cet accord.

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