Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire : Audition de M. Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement

Mme Christine Pires Beaune. Merci, monsieur Rioux, pour votre présentation, et merci à l’ensemble des collaborateurs de l’AFD pour leur action au quotidien. Vous avez récemment signé avec Arnaud Leroy, président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un accord de partenariat pour les cinq prochaines années, 2019-2023. Ce nouvel accord va beaucoup plus loin en matière de transition écologique, visant notamment à contribuer à l’accès à l’énergie pour tous en Afrique subsaharienne ou à accompagner la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses conséquences en outre-mer. Vous intervenez en complémentarité, puisque l’ADEME apporte l’expertise technique, le réseau d’acteurs, et l’AFD est dotée d’une expertise et d’une capacité financière. Nous pouvons néanmoins nous demander de quelle façon ce partenariat prendra forme. Des stratégies seront-elles mises en place chaque année en lien avec le comité d’évaluation de l’AFD pour optimiser et corriger, le cas échéant, les effets des politiques publiques de développement ? Nous pouvons également nous demander quelle part du budget de l’AFD sera destinée aux partenariats visant à développer les outils de la transition écologique et quelles seront les priorités budgétaires du contrat, pays par pays et secteur par secteur. Le second point sur lequel je voudrais intervenir concerne la façon dont l’AFD s’assure que son aide cible bien en priorité les populations qui en ont le plus besoin. Je pense notamment aux femmes, aux filles et aux zones les plus pauvres et les plus fragiles.

Mme Christine Pires Beaune. En préalable, je voudrais faire une remarque sur le décret d’avance dont nous avons été informés en début de séance. Si je comprends bien, nous prenons 4 millions d’euros sur l’aide au développement aux pays en difficulté pour financer l’organisation d’un congrès en France. Concernant le rapport, je souhaite d’abord remercier nos deux rapporteurs. Je réitère la question concernant la présentation d’éléments chiffrés, absents de la synthèse, quant au nombre de binationaux franco américains. Disposez-vous en outre d’informations sur leur niveau de revenus et de patrimoine, permettant d’estimer les enjeux ? Par ailleurs, estimez-vous que les banques françaises font preuve d’un comportement spécifique ? Le zèle exercé pourrait expliquer le fait que seule la France a mis en avant cette question de la de la fiscalité.

Partager :
  • Twitter
  • Facebook