Le redressement dans la justice

L’Assemblée nationale vient d’adopter la loi de finances rectificative à laquelle nous aurons consacré de très nombreuses heures – et nuits – de discussion, dans un climat parfois infect tant l’ancienne majorité n’a pas encore intégrée sa place dans l’opposition.

L’objectif de cette première loi budgétaire du quinquennat est double : réduire les déficits publics à 4,5% du PIB à la fin de l’année 2012, et tenir les engagements pris devant les français durant la campagne.

Pour atteindre ces objectifs, une nouvelle logique est mise en œuvre grâce à un partage plus juste des contributions et une répartition basée sur les priorités permettant de préparer l’avenir.

Nous avons donc rompu avec la logique injuste et des mesures « emblématiques » du précédent gouvernement : suppression de la franchise de 30 euros pour l’Aide Médicale d’Etat, fin des exonérations sociales et fiscales liées aux heures supplémentaires, fin de la hausse de la TVA sur les livres et le spectacle vivant…

Côté recettes, la loi met en place une contribution exceptionnelle sur la fortune et une taxe sur les stocks pétroliers. Les droits sur les très grosses successions sont renforcés, la taxe sur les transactions financières est doublée, les parachutes dorées et stock-options sont surtaxés, et il est mis fin aux dispositifs d’optimisation d’impôt des grosses entreprises…

Parallèlement l’allocation de rentrée scolaire est augmentée de 25% et des créations de postes sont financées dans l’Education Nationale dès la rentrée 2012.

En tant que membre de la commission des finances, je suis fière du travail accompli avec cette première loi budgétaire cohérente et équilibrée qui amorce le redressement des finances publiques dans la justice.

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