Voeux 2019

Chers concitoyens,

Je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Puisse 2019 être douce à chacun d’entre vous.

Au-delà du bonheur familial et de l’épanouissement personnel que je vous souhaite à tous, je forme le vœu que 2019 soit une année fructueuse pour notre démocratie.

Il faut refermer la page de 2018.

En 2018, le « nouveau monde » promis par le candidat Macron s’est révélé construit avec les pires matériaux de l’ancien.

En 2018, des dysfonctionnements majeurs sont apparus au sommet de l’Etat. L’affaire Benalla a ébranlé le pouvoir présidentiel. L’absence de parole de M. Macron, dans un premier temps, puis des paroles déplacées dans un second temps, avec l’inconvenant « qu’ils viennent me chercher », ont amorcé la rupture entre la population et le Président.

En 2018, le jeune Président, ni de droite, ni de gauche est devenu le Président des riches.

En 2018, le premier budget Macron a mis en œuvre des mesures toujours plus douces aux plus riches (fin de l’ISF, le capital est moins taxé avec la flat taxe) et des mesures toujours plus dures pour les plus faibles (hausse de la CSG baisse des APL)

Mais 2018 a aussi connu une réaction avec les évènements de la fin de l’année. Des hommes et des femmes ont lancé un mouvement de protestation. Ils ont fait de la politique au sens noble du terme. Ils se sont retrouvés, ils ont partagé, ils ont échangé.

Alors, certes, il y a eu parfois des violences inacceptables, des propos racistes, un rejet des corps intermédiaires et des élus qui sont parties intégrantes de notre démocratie mais on ne saurait réduire le mouvement des Gilets Jaunes à cela, sans le caricaturer de manière simpliste.

Ce mouvement marque le réveil du débat politique chez beaucoup de nos concitoyens qui l’avaient abandonné et c’est positif, même s’il nous oblige, nous les politiques, à nous remettre en cause.

Ce mouvement des Gilets Jaunes, il a été victorieux. Là où nous, députés de l’opposition, nous heurtions au silence méprisant de la majorité, les Gilets Jaunes ont été entendus.

Certaines mesures favorables au pouvoir d’achat ont été enfin prises. Elles demeurent insuffisantes pour certains mais surtout leur financement est injuste. Les multinationales comme les foyers les plus aisés ne sont pas mis à contribution, l’ISF n’est pas rétabli !

Puisse 2019 être une année de débat renouvelé et amplifié.

Il y aura des élections européennes. Certains voudraient nous faire croire qu’il n’y a que deux votes possibles : le vote Macron en faveur d’une Europe toujours plus libérale et éloignée des citoyens et le vote Le Pen qui casserait l’Europe pour le plus grand profit de MM Trump et Poutine. D’autres choix sont possibles. On avait voulu nous faire croire qu’il n’y avait pas d’autres choix que de taxer les petites retraites, baisser les APL et ne pas augmenter le SMIC. Le mouvement des Gilets Jaunes a permis de montrer que d’autres choix étaient possibles. Il en est de même pour les élections européennes. Le débat ne se limitera pas à un (faux) débat Macron-Le Pen.

Il y aura aussi en 2019 la rédaction des cahiers de Doléances dans chaque commune.

Mes chers concitoyens, les occasions ne manqueront pas de vous faire entendre, de vous exprimer, de faire vivre notre démocratie.

Alors, ensemble, plaçons 2019 sous le signe de la démocratie et de l’espoir d’une nation qui refait corps par le débat et la confrontation d’idées.

 

Christine Pirès Beaune
Députée du Puy-de-Dôme

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