Vote de confiance : une abstention vigilante

Tout au long de la campagne électorale, j’ai clairement indiqué vouloir être une députée constructive et vigilante, ni membre de la majorité, ni dans une opposition systématique.

En cohérence avec cet engagement pris devant les électrices et les électeurs, je me suis abstenue à l’occasion du vote de confiance de ce jour.

Au vu du contenu des projets de loi qui sont en train d’être soumis à l’examen de l’Assemblée nationale, la vigilance est réellement de mise et il n’était pas possible de donner un chèque en blanc à ce gouvernement.

Je pense, par exemple, aux reculs en cours sur la question de la moralisation de la vie publique. Le projet de texte actuel prévoit de maintenir la possibilité du mélange des genres entre activité parlementaire et activité de conseil. De plus, il revient sur les engagements pris en matière de casier judiciaire vierge.

Je pense, aussi et surtout, à la réforme du code du travail qui, sur la forme, avec le recours aux ordonnances, comme sur le fond, avec la volonté de faciliter les licenciements, n’est pas acceptable en l’état.

Je pense, enfin, au projet d’augmentation de la CSG, en contradiction totale avec les choix que j’ai personnellement portés lors du dernier projet de loi de finances, en décembre dernier, afin de rendre du pouvoir d’achat aux retraités les plus modestes.

Cette abstention marque clairement la concrétisation de ma position : constructive pour la réussite de notre pays, vigilante face aux tentations de remise en cause des protections sociales, des services publics et des solidarités territoriales.

Cette abstention dit enfin ma liberté. Ma liberté d’approuver, comme celle de m’opposer en proposant, en étant une parlementaire vraiment utile.

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