Ni godillots, ni déloyaux: députés socialistes

Depuis que j’ai été élue députée en juin 2012, grâce à votre implication à mes côtés durant la campagne, j’ai fait le choix de consacrer mon temps et mes forces à travailler utilement pour nos concitoyens, tant à l’Assemblée nationale que dans la circonscription, plutôt qu’à la gesticulation médiatique, à la polémique stérile et aux postures tactiques que certains affectionnent tant.

Pourtant j’ai cosigné l’appel des 200 députés socialistes « Ni godillots, ni déloyaux ». Certains d’entre vous m’en ont félicitée, d’autres au contraire se sont émus de cette signature. La grande majorité d’entre vous est restée silencieuse.

J’ai souhaité vous exposer ma position de manière un peu plus détaillée et vous expliquer les raisons de mon soutien à ce texte, que je vous invite à lire de bout en bout. (Vous trouverez ICI la tribune publiée dans Le Monde du 29 août)

Cette démarche a été initiée plusieurs semaines avant le soudain changement de Gouvernement. En témoigne la présence parmi les signataires de Pascale Boistard, Députée de la Somme devenue depuis Secrétaire d’Etat en charge des droits des femmes. Ma signature ne vaut donc pas soutien aveugle à un Gouvernement Valls II dont le changement n’était ni connu, ni prévu.

Après mûre réflexion, et de nombreux échanges avec certains d’entre vous, j’ai signé cet appel à la cohérence afin que cessent ces polémiques publiques, qui lassent tant les socialistes que les français. Alors que notre pays connaît une crise économique éprouvante, aux conséquences sociales douloureuses, il me semble de notre responsabilité de ne pas y ajouter nous-mêmes une crise politique au moment où notre démocratie, minée par la crise, n’est plus aussi solide que précédemment.

Les français, notamment les plus fragiles et les plus modestes, attendent de nous des résultats concrets, particulièrement en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, que nous n’obtiendrons pas en polémiquant entre nous et en nous divisant. Nous les obtiendrons en réformant notre pays pour pouvoir lutter contre les inégalités et les insécurités qui se sont violemment accentuées au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy, tout comme les déficits qui obèrent nos capacités d’action. Nous les obtiendrons sur la base de l’engagement pris par François Hollande durant la campagne présidentielle : « Pour répartir, il faut produire. Pour redistribuer, il faut créer. Pour progresser, il faut innover. »

Pour autant, comme lors de chaque vote depuis le début du mandat, mon soutien au Gouvernement est et restera exigeant et vigilant, à la recherche de l’intérêt général, pleinement dans mon rôle de députée socialiste, sur la base des piliers fondateurs de notre pensée politique entre solidarité, justice sociale, égalité et émancipation des femmes et des hommes. Je n’en dévierai pas.

Fidèlement,

Christine Pirès Beaune
Députée du Puy-de-Dôme

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