BPI: au service de l’économie réelle

Le 31 décembre dernier le parlement adoptait le projet de loi permettant la création de la Banque Publique d’Investissement(BPI). Son premier conseil d’administration s’est tenu hier à Dijon, marquant une étape importante dans la mise en oeuvre de la politique de redressement productif.

Au-delà de la mise en place de ses instances de gouvernance, il s’agissait d’affirmer la doctrine d’intervention de ce nouvel outil de financement au service de l’économie réelle.

La BPI a pour vocation d’offrir un ensemble d’instruments de soutien financier, ainsi que des dispositifs d’accompagnement, aux petites et moyennes entreprises, aux entreprises de taille intermédiaire et aux acteurs de l’économie sociale et solidaire,  à travers des guichets uniques dans chaque région.

Trois missions principales:
– Pallier les défaillances de marché qui handicapent le financement des entreprises, en particulier les PME.
– Investir dans le développement des secteurs stratégiques d’avenir.
– Constituer un levier d’intervention puissant pour le développement des territoires en lien avec les régions.

D’ores et déjà plusieurs mesures concrètes sont lancées en faveur des entreprises et des entrepreneurs:
– mobilisation de 500 millions d’euros de crédit de trésorerie pour les TPE et PME.
– crédit d’impôt recherche, qui renforce les entreprises innovantes qui réalisent en France leurs efforts de recherche et de développement. Ce crédit d’impôt va permettre aux PME de disposer d’un apport de trésorerie pour couvrir leurs dépenses R&D.
– nouveau prêt pour l’innovation (PPI) permettant de financer les entreprises innovantes en prenant en charge les dépenses matérielles et immatérielles liées à l’industrialisation et à la commercialisation de leur innovation.

De plus, un dispositif de préfinancement du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) sera mis en place dans les prochaines semaines. Concrètement les PME, sur le fondement de leur montant prévisionnel de CICE, pourront faire une demande de financement auprès d’Oséo (filiale de la BPI) ou de leur banque, qui pourront ainsi accorder une avance de trésorerie à l’entreprise puis se faire directement rembourser la créance par l’administration fiscale en fin d’année.

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